Dans un contexte fortement perturbé par la crise sanitaire, le marché boursier japonais s’en est plutôt bien sorti en 2020, surperformant même les actions de la zone Euro.

La Covid-19 comme « électrochoc »

Si le pays est reconnu pour son excellence dans certains domaines industriels comme l’automatisation, la pandémie a mis en exergue le retard pris par l’économie nippone dans d’autres secteurs pourtant très en vogue. Le faible le taux de pénétration des services de stockage de fichiers en cloud des entreprises (15%), eu égard à celui des Etats-Unis (40%) ou du Royaume-Uni (25%), en témoigne. Ainsi, sous l’impulsion du nouveau premier ministre, Y. Suga, un ministère de l’économie digitale a été mis en place. L’administration a elle aussi été bousculée avec notamment la fin des envois par fax ou de l’utilisation des tampons, au profit des signatures électroniques. A terme, le marché actions japonais profitera de cette digitalisation de l’économie : elle permettra en effet, par ricochet, d’améliorer la productivité des entreprises japonaises, contribuant de fait à revaloriser ce marché.

Dans le sillage de Toyota et de ses véhicules hybrides, le Japon est également bien parti pour prendre le virage des véhicules électriques. Dans le cadre du plan ambitieux du nouveau gouvernement, et parce que l’environnement est aussi l’une de ses priorités, un objectif d'électrification de 100% des voitures d'ici mi-2030 a été fixé, incluant à la fois les véhicules hybrides et électriques. Des perspectives là encore prometteuses pour l’économie nippone.

Des atouts pour profiter de la reprise économique mondiale

Dans un contexte de reprise des dépenses d’investissements et du cycle des biens d’équipement, les sociétés japonaises sont bien positionnées pour profiter d’un rebond de la croissance en 2021, après le choc de 2020. Elles ont en effet un levier opérationnel élevé, ce qui signifie qu’une légère augmentation de leur chiffre d’affaire a un effet beaucoup plus important sur leurs bénéfices.

Hormis la période post-nomination de S. Abe en 2013, et son plan de transformation « Abenomics », les actions japonaises sont les oubliés de ces dernières années : le marché japonais reste très sous-pondéré dans les allocations. Le risque de voir apparaître des flux massifs de vente en cas de déception est donc moindre.

D’un point de vue sanitaire, le Japon, qui vient seulement de commencer sa campagne de vaccinations (après approbation du vaccin PfizerBioNtech), bénéficie d’une meilleure situation que celle des autres pays développés : au 10 février, on dénombre moins de 6557 décès sur 126 millions d’habitants et ce, malgré un taux de personnes âgées très élevé.

Enfin, le possible report des jeux olympiques semble quant à lui intégré dans les cours. A ce titre, une décision doit être prise le 26 mars.

Sophie Ginisty, Gérant-Analyste chez VEGA Investment Managers

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