Les énergies renouvelables englobent diverses technologies qui exploitent les forces naturelles telles que le soleil, le vent, l’eau, la biomasse et la chaleur terrestre pour produire de l’énergie. Ces sources ont l’avantage majeur d’émettre très peu de CO2, ce qui les rend indispensables dans la lutte contre le changement climatique. En décarbonant le secteur énergétique, à la fois l’un des plus grands pollueurs et en pleine expansion, elles jouent un rôle crucial dans la transition vers un avenir plus durable.

En outre, les énergies renouvelables réduisent la dépendance aux combustibles fossiles, stimulent l’innovation technologique, créent des emplois et dynamisent l’économie. Leur adoption est donc non seulement une nécessité environnementale mais aussi une opportunité économique et sociale.

Les énergies renouvelables ont un rôle clé dans la transition énergétique en tant que levier de décarbonation du secteur électrique, le plus émetteur de CO2

La production d’électricité est aujourd’hui le premier secteur émetteur de CO2. Le monde continue à recourir en grande quantité aux énergies fossiles dans des centrales thermiques, qu’elles soient au charbon, au gaz ou au pétrole. Ces modes de production émettent pourtant beaucoup plus de CO2 que les énergies bas-carbone. L’intensité carbone (gCO2/kWh) du charbon est par exemple presque 70 fois plus importante que celle de l’énergie éolienne. Le gaz est une meilleure option en termes d’émissions de carbone, avec une intensité carbone trois fois inférieure. Cependant, il reste dix fois plus polluant que l’énergie solaire et même 25 fois plus que l’énergie éolienne.

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Dans le monde, plus de 60% de l’électricité est produite à partir de combustibles fossiles. Les 5 plus gros pays producteurs d’électricité, que sont la Chine, les États-Unis, l’Union Européenne, l’Inde et la Russie, produisent plus de 60% de l’électricité mondiale. Or, ce ne sont pas les meilleurs élèves. La Chine et l’Inde, en particulier, tirent à la hausse l’intensité carbone moyenne du mix électrique mondial. Chiffre notable, la part de charbon dans le mix électrique chinois est de 61%. Il est même de 74% en Inde. L’UE fait mieux, sans être exemplaire, avec tout de même encore 40% de production électrique carbonée.

Certains pays disposant d’une intensité du mix énergétique très faible montrent néanmoins que décarboner l’électricité est possible.

Dans certains cas, des ressources naturelles abondantes permettent un développement significatif des énergies décarbonées, comme c’est le cas au Paraguay, dont 100% de la production électrique est d’origine hydraulique. D’autres exemples incluent des mix énergétiques où l’éolien et le solaire occupent une place importante, parallèlement à un développement du nucléaire, ou encore des mix énergétiques principalement basés sur l’énergie nucléaire, comme en France.

Les sources d’énergies bas carbone permettent de réduire presque à néant l’intensité carbone du mix électrique, diminuant ainsi les émissions du secteur de manière significative. D’où un rôle clé des énergies renouvelables au sein de la transition énergétique.

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Les énergies solaire et éolienne ont un rôle à part et des perspectives de croissance importantes

Aujourd’hui, 30% de l’électricité mondiale provient de sources renouvelables, qu’il s’agisse d’hydroélectricité ou d’autres énergies renouvelables. La moitié de cette production est assurée par l’énergie hydraulique tandis que les autres énergies renouvelables jouent un rôle moins important. Cependant, la croissance de l’éolien et du solaire au cours des dernières années est sans précédent. En 2025, la somme de l’éolien et du solaire devrait dépasser la production hydraulique. D’ici 2050, dans un scénario Net Zéro, le mix électrique mondial devrait tendre vers un tiers d’électricité solaire et un tiers d’électricité éolienne. Nous sommes sur la bonne voie.

Par Chloe MAGUET

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