Longtemps reléguée au second plan face aux enjeux climatiques, la biodiversité s’impose désormais comme un enjeu systémique majeur, que les investisseurs ne peuvent plus ignorer tant elle constitue un véritable facteur de risque et de performance.
L’ampleur de l’érosion du vivant est incontestable : un million d’espèces sont menacées d’extinction, des écosystèmes critiques disparaissent, et des services naturels essentiels tels que la pollinisation, la régulation du climat, ou encore la fertilité des sols s’effondrent. Ces signaux d’alerte soulignent que la biodiversité est un capital naturel essentiel, dont la dégradation peut fragiliser l’ensemble des chaînes de valeur économiques.
Selon le FMI(1), plus de 50 % du PIB mondial dépend directement des services rendus par la nature. Pourtant, la dégradation rapide de ces services expose les entreprises à des risques multiples : des risques physiques, comme les ruptures d’approvisionnement ou les catastrophes naturelles, et des risques de transition, liés aux évolutions réglementaires, à la pression sociétale ou à la réputation. Cette interdépendance met en lumière un principe fondamental : les entreprises impactent la biodiversité, mais elles en dépendent également pour assurer la continuité et la résilience de leurs activités. C’est tout l’enjeu de la double matérialité, désormais au cœur des stratégies d’investissement responsable.
À titre d’exemple, le secteur de l’agroalimentaire puise dans les ressources naturelles pour produire, mais contribue en retour à leur appauvrissement. Cette pression exercée sur les écosystèmes fragilise les chaînes d’approvisionnement, menace la continuité des activités et, in f ine, affecte la rentabilité. Ce constat s’applique à de nombreux secteurs, qui doivent dorénavant intégrer les enjeux de biodiversité dans leur stratégie.
Pour accéder au site, cliquez ICI.
