La croissance démographique et le changement climatique peuvent mettre à rude épreuve la production alimentaire mondiale. Une nouvelle génération de biostimulants pourrait toutefois aider à résoudre le problème tout en protégeant notre environnement.

Forte croissance de la demande alimentaire

Selon les Nations Unies, deux milliards de personnes supplémentaires viendront s’ajouter à la population mondiale au cours des 60 prochaines années. Cette dernière devrait atteindre son pic avec plus de 10 milliards d’individus au milieu des années 2080. Et donc, le nombre de bouches à nourrir va s’accroître en conséquence. À cela s’ajoute que nous mangeons plus: la consommation de calories par habitant augmente nettement au fil du temps et à mesure que les économies prospèrent.Our World in Data, octobre 2025

Pourtant, alors que ces mêmes projections auraient pu semer un vent de panique parmi les décideurs politiques il y a quelques années, l’industrie agricole semble aujourd’hui avoir trouvé des moyens de répondre à la demande supplémentaire. 

De fait, les progrès scientifiques et technologiques permettent non seulement de produire toute cette nourriture en plus sur le plan théorique, mais aussi de manière réaliste. Les cultures essentielles, telles que le blé, le maïs, le riz et les fèves de soja, constitueront la base de l’approvisionnement nutritionnel, qu’il s’agisse de l’alimentation humaine ou animale.

La production de ces quatre cultures clés devrait atteindre environ 3,3 milliards de tonnes d’ici 2034, soit une augmentation de 70% par rapport à 2010.Perspectives agricoles OCDE-FAO 2025-2034, juillet 2025Cette croissance est principalement due aux progrès réalisés en matière d’engrais, de pesticides et de stimulants biologiques, des substances naturelles qui favorisent la croissance des plantes.

Troquer la chimie pour les produits biologiques

Cela marque un net changement par rapport aux cinquante années précédentes, où l’accent était mis sur les intrants chimiques et qui ont vu le nombre d’agents actifs disponibles pour la protection des cultures multiplié par six depuis les années 1960. On en recense environ 600 aujourd’hui. Les interventions chimiques ont porté leurs fruits: le rendement des cultures de maïs, par exemple, a plus que triplé depuis les années 1960, passant de 1,1 tonne par hectare à 3,4 aujourd’hui.

Cependant, cette augmentation de la productivité a un coût environnemental. Pollution de l’eau ou effets toxiques sur l’homme et la faune: les impacts sur la santé et la nature des intrants chimiques sont devenus beaucoup plus difficiles à nier ces dernières années.

Heureusement, les produits biologiques sont présentent comme des alternatives viables et durables. Citons notamment les engrais biologiques pour améliorer le microbiome du sol et la fertilisation, les biostimulants pour renforcer les parois cellulaires des plantes et la résistance à la chaleur ou à la sécheresse, ou encore les bio-insecticides ciblant des nuisibles spécifiques. Non seulement ces innovations peuvent réduire les inconvénients des produits chimiques, mais elles ont également le potentiel d’améliorer les rendements jusqu’à 100% par rapport à une culture de référence non traitée.

 

Pour consulter l'article dans son intégralité, cliquez ICI. 

 

Par Lorenzo FuscoPrivate Equity Investment Manager at Pictet

 

Pictet AM logo

Pour accéder au site, cliquez ICI.