Retrouvez le commentaire sur le marché des actions européennes d'Olivier Raingeard, directeur des investissements chez Neuflize OBC.
Nous avons identifié 6 conditions pour revenir sur les actions européennes. Nous considérons que la majorité d’entre elles prend forme progressivement.
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Une amélioration de la conjoncture européenne. Si la dynamique reste contrastée entre un secteur manufacturier en contraction et celui des services plutôt résilient, nous anticipons une reprise de l’économie de la Zone euro favorisée par la détente des conditions de financement.
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Un policy mix européen plus ambitieux. Sur le front monétaire, la baisse graduelle des taux par la Banque centrale européenne devrait se poursuivre tout au long de l’année pour soutenir le canal du crédit ; sur le front budgétaire, les résultats de l’élection allemande devraient ouvrir la voie à une politique budgétaire plus volontariste.
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Une stabilisation de l’économie chinoise. Les mesures prises par les autorités chinoises, en septembre dernier, pour éviter le développement d’une spirale déflationniste semblent fonctionner.
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Un accord équilibré entre l’Union européenne et les États-Unis pour éviter une guerre commerciale. Pour l’instant, Trump ne s’est pas lancé dans des hausses tarifaires à l’encontre de l’Union européenne.
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Une réduction de l’incertitude politique européenne, très élevée depuis 2016. Le gouvernement français a réussi à faire voter un budget, ce qui doit permettre une réduction du risque politique français pour les prochains mois. L’élection allemande aboutira à la mise en place d’un nouveau gouvernement. Enfin, la perspective d’un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine semble se rapprocher.
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Enfin, une restauration de la compétitivité de l’Union Européenne fondée sur les propositions des rapports Letta et Draghi. La « boussole pour la compétitivité » de la Commission européenne s’inspire largement de ces préconisations.
Réduction du poids des actions américaines
Ces développements favorables à l’Europe devraient permettre aux investisseurs de reconsidérer le différentiel de valorisation entre les marchés américains et européens. Par conséquent, nous réduisons le poids des actions américaines, que nous surpondérions jusqu’à présent, au bénéfice des actions européennes que nous remontons à la Neutralité.
Nous restons toujours surpondérés sur les actions, considérant qu’une croissance mondiale modérée, dans un contexte d’inflation stabilisée et d’assouplissements monétaires de la part des Banques centrales, reste favorable à cette classe d’actifs.
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