En septembre, les Banques Centrales ont marqué l’actualité économique. La BCE a maintenu ses taux inchangés, tandis que la Fed a abaissé les siens, en réponse à un marché de l’emploi américain en repli. Les taux souverains ont réagi de manière contrastée des deux côtés de l’Atlantique. Le marché du High Yield a poursuivi sa dynamique positive, soutenu par le portage, malgré un léger affaiblissement des facteurs techniques. Les fondamentaux des entreprises restent solides après une bonne saison de publication des résultats du deuxième trimestre.
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"Nous constatons une légère inflexion des facteurs techniques" Edouard Faure, Responsable de la gestion Crédit
Notre stratégie High Yield
Le mois de septembre a été rythmé par les réunions des principales Banques Centrales, dans le sillage du symposium de Jackson Hole. Sans surprise, la Banque Centrale Européenne a maintenu ses taux directeurs inchangés, soulignant une inflation désormais mieux maîtrisée et une croissance, certes modeste, mais toujours positive. Aux États-Unis, Jerôme Powell a concrétisé la baisse de taux annoncée quelques semaines auparavant. La faiblesse persistante du marché de l’emploi — l’un des indicateurs clés suivis par la Réserve fédérale — a été un facteur déterminant dans cette décision.
L’impact de ces annonces sur les taux souverains a été relativement hétérogène. Outre-Atlantique, les taux courts sont restés stables (le 2 ans a baissé de 1 point de base), tandis que le 5 ans s’est écarté de +4 pb et que le 10 ans a enregistré une baisse plus marquée (-8 pb). En Europe, les taux courts et intermédiaires se sont écartés (+8 pb pour le 2 ans allemand, +5 pb pour le 5 ans allemand) alors que les taux longs sont restés stables (-1 pb pour le 10 ans).
Dans ce contexte, la classe d’actifs High Yield poursuit sa dynamique positive, avec des performances de +0,56 % en Europe et +0,57 % aux États-Unis. Le portage reste le principal moteur de performance. Les primes de risque se sont resserrées en Europe et sont restées stables aux États-Unis, évoluant toujours à des niveaux historiquement bas.
Sur le plan technique, bien que les facteurs restent globalement favorables, une légère inflexion a été observée. Le marché primaire est demeuré très actif en septembre, tandis que des sorties ont été enregistrées sur la classe d’actifs. Nous avons d’ailleurs constaté une augmentation de la taille du gisement alors que ce dernier était en décroissance depuis plusieurs années. La saison des résultats du deuxième trimestre a été satisfaisante avec peu de déceptions. Les fondamentaux restent solides : les niveaux d’endettement demeurent inférieurs à leur moyenne historique, les flux de trésorerie progressent par rapport à l’an passé, et le ratio de couverture des intérêts, bien qu’en légère baisse, reste supérieur à sa moyenne de long terme.
Dans ce contexte, nous avons choisi d’allonger la duration de nos fonds afin de tirer parti des récents mouvements de taux. Nous estimons que ces derniers pourraient continuer à baisser, notamment sur la partie européenne, rendant le portage d’autant plus attractif. Bien que les spreads soient revenus aux niveaux les plus bas observés fin septembre 2021 sur le High Yield Euro, le portage reste autour de 5,0 %, ce qui pourrait soutenir la classe d’actifs car il est actuellement 2,25 fois plus élevé qu’à l’époque. Certaines poches de valeur subsistent, notamment sur le segment B Euro, où plusieurs émetteurs offrent des primes intéressantes. Nous avons été actifs sur le marché primaire, tout en conservant une sous-pondération sur le High Yield américain. Enfin, nous maintenons notre surpondération sur les dettes hybrides corporate, qui continuent de présenter un potentiel de valorisation attractif.
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