L'architecture de l'économie mondiale est en train de changer, les marchés émergents devenant un élément central de la croissance, de l'innovation et de la création de richesses au niveau mondial. Les investisseurs mondiaux devraient par conséquent envisager d'augmenter ou de renforcer leur exposition « core » aux actions émergentes.


Depuis plus de 30 ans que Robeco investit dans les marchés émergents, une constante s'est imposée : l'inexorable progression économique de l'ensemble des marchés émergents. Cependant, les actions émergentes continuent d'être considérées comme dans le passé : des amplificateurs à beta élevé des cycles mondiaux, des bénéficiaires de la croissance chinoise axés sur les matières premières ou des diversificateurs dans un portefeuille centré sur les marchés développés. La réalité suggère que ce cadre n'est plus approprié. En 2025, les économies émergentes et en développement représentaient 60 % du PIB mondial à parité de pouvoir d'achat (PPA), contre 40 % pour les pays développés, selon une analyse récente des données du FMI.1 Les économies des marchés émergents devraient continuer à croître plus rapidement à l'avenir (voir Graphique 1). En outre, à l'exception notable de la Chine, les économies émergentes sont moins endettées, aussi bien en termes de dette publique que privée, ce qui donne plus de flexibilité aux décideurs politiques. C'est une base solide pour que les pays émergents attirent une part croissante des flux d'investissement mondiaux. 

 

Graphs Dette publique

 

Le Graphique 2 distingue la Chine de ses pairs des marchés émergents, car le niveau de la dette publique de ce pays et sa trajectoire actuelle d'accumulation ressemblent davantage à ceux du G7 qu'à ceux des pays émergents. D'autres grandes économies émergentes, comme le Brésil et l'Inde, ont également une dette relativement élevée par rapport aux autres économies émergentes, avec respectivement 87 % et 81 % du PIB en 2024, selon les données du FMI. Le facteur le plus important est toutefois la viabilité du ratio dette/PIB compte tenu des projections de croissance économique et de facteurs structurels tels que la démographie. De ce point de vue, les marchés émergents en général sont sur une trajectoire plus saine qui laisse présager une croissance économique relativement élevée. Les économies des marchés émergents disposent également d'un fort potentiel d'élargissement de l'assiette fiscale, par rapport aux économies développées, où la charge fiscale est déjà élevée et où la population active diminue.

 

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