Les moteurs de performance des marchés actions en 2025 sont restés concentrés autour des mêmes thématiques qu’en 2024.

WEBINAIRE 1Julien Chevalier, Responsable du pôle Gestion Actions Européennes et Vincent Haderer, Responsable du pôle Gestion Actions Internationales Aux États-Unis, les plus grandes capitalisations ont de nouveau porté le S&P 500à tel point que les dix plus grandes valeurs ont fini l’année en représentant près de 40 % de l’indice, dopées au second semestre par l’accélération de l’ensemble de l’écosystème de l’intelligence artificielle (IA) au fil des annonces de dépenses d’investissements. 

En Europe, cette concentration s’est appuyée sur le secteur bancaire et sur celui de la défense, bénéficiant respectivement d’un environnement de taux plus favorable et d'une accélération des dépenses dans un contexte de reconquête de souveraineté tel que nous le décrivons.

Conséquence de cette concentration : les structures indicielles se sont polarisées encore davantage aux États-Unis et en Europe avec des représentations sectorielles extrêmes. Les secteurs stratégiques, notamment la défense, l’IA et les ressources critiques, sont privilégiés avec la création de nombreux nouveaux supports d’investissement attirant les flux, même si leurs encours restent, à ce stade, encore modestes.

Les secteurs de la consommation et de la santé ont souffert, sous l’influence des décisions politiques de l’administration américaine. La pression exercée sur les prix des médicaments aux États-Unis ainsi que les droits de douane mis en place sur les équipementiers européens ont pesé sur la performance du secteur de la santé. Seuls les accords passés directement par les grands laboratoires avec l’administration américaine en septembre ont temporairement changé le profil de performance.

Depuis le début de 2026, un rattrapage du reste de la cote américaine s’opère, d’abord sous les effets d’une correction des plus grandes capitalisations (évolution du modèle capitalistique, financement…), tandis que, dans le même temps, la diffusion des plans américains profitait aux valeurs moyennes. Plus récemment, la guerre en Iran redistribue à nouveau les hiérarchies sectorielles, la hausse des prix de l’énergie soutenant ce secteur, tandis que les risques sur les marges affectent un certain nombre d’autres secteurs (consommation).

Investir sur les marchés actions, c’est donc à la fois un besoin d’agilité pour naviguer dans un environnement complexe, conflictuel et rapidement changeant, tout en restant profondément ancré autour de la vision à long terme que nous avons décrite, et qui repose essentiellement sur des besoins de se défendre, d’innover et de sécuriser les chaînes de valeur et de production.

Nous observons sur les marchés un renchérissement de la valorisation des indices, conséquence de l’amélioration de la rentabilité des entreprises, de la concentration des foyers de croissance et des flux. Les niveaux de valorisation des indices sont deux écarts types au-dessus de leur moyenne respective calculée entre fin 2009 et 2025. Ils se sont tendus en 2025 et laissent peu de place à une déception sur la rentabilité. Les principaux contributeurs à cette expansion de multiples au niveau sectoriel sont ceux qui concentrent les performances boursières (banques en Europe, semi-conducteurs aux États-Unis) mais dans des proportions qui restent cohérentes avec la rentabilité de leurs fonds propres. Quelques anomalies sont toutefois à noter, conséquences des flux, de l’intervention du Politique et des perturbations de l’IA. Ces éléments militent en faveur de notre stratégie de diversification et d’une certaine agilité, y compris sur les secteurs stratégiques.

Le levier des investisseurs reste élevé, ce qui est source de mouvements d’ampleur et en cascade sur les classes d’actifs risqués. Les investisseurs particuliers aux États-Unis continuent de s’endetter pour investirLes produits choisis pour investir sur certaines classes d’actifs peuvent contenir eux-mêmes des effets de levier importants. Dans les deux cas, une baisse des marchés pourrait générer des appels de marge susceptibles d’être financés par des ventes qui auto-entretiennent la baisse.

L’environnement que nous décrivons est propice à la remontée de la volatilité des marchés actions. Aux risques politiques et géopolitiques se greffent aujourd’hui des incidents sur le crédit privé, le questionnement sur la circularité et la rentabilité des investissements dans l’infrastructure IA et des interrogations quant aux possibles effets sur les marchés monétaires des importants leviers financiers. La matérialisation de ces risques est source d’épisodes de volatilité tant au niveau des indices que des valeurs et offre des opportunités de se positionner sur nos déclinaisons. 

 

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Par Par Vincent Haderer, Responsable du pôle Gestion Actions Internationales et

Julien Chevalier, Responsable du pôle Gestion Actions Européennes

 

 

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