Que retenir de l'actualité de marché du 23 juin 2026 ? Réponses avec le décryptage de Sebastian Paris Horvitz.
Vue d'ensemble
-
Après la signature du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, le début des négociations pour finaliser le traité de paix a été chaotique. En effet, la poursuite des attaques mutuelles entre Israël et le Hezbollah au Liban a eu comme conséquence le retrait des autorités iraniennes des pourparlers et la menace de celles-ci de fermer Ormuz.
-
Toutefois, après une énième intervention de D. Trump auprès d’Israël, les discussions, qui ont lieu à Genève, ont pu reprendre et le détroit d’Ormuz a continué sa réouverture. Après quelques fluctuations, le prix du baril de pétrole (Brent) a repris sa direction descendante, restant toujours en dessous de 80 dollars.
-
Malgré les possibles « accidents », il nous semble qu’une voie sera trouvée vers un accord. En effet, comme on l’a dit à maintes reprises, les deux pays ont besoin de sortir de cette crise. Nous maintenons donc un scénario de sortie de crise, qui devrait être favorable aux marchés.
-
Au Royaume-Uni, K. Starmer, l’actuel Premier ministre et chef du Parti travailliste, a finalement jeté l’éponge en annonçant qu’il s’écartait. Il semble que les membres travaillistes du Parlement lui ont fait savoir qu’il n’aurait pas leur confiance en cas de challenge pour le poste de leader, ce qui devait être le cas dans le mois à venir.
-
Le plus probable est qu’A. Burnham devrait prendre sa place, après son élection au Parlement le week-end dernier. Le transfert du pouvoir devrait se faire d’ici début septembre, quand le Parlement reprendra ses sessions. La réaction du marché obligataire a été presque inexistante, les opérateurs étant davantage focalisés sur la baisse du prix du pétrole.
-
On verra si A. Burnham réussit à rétablir la confiance, tout en gardant une politique budgétaire rigoureuse, comme il s’y est engagé. Dans la dernière enquête GfK sur la confiance des consommateurs pour le mois de juin, celle-ci reste stable, mais toujours, avec mars 2025, au plus bas depuis l’arrivée au pouvoir des travaillistes.
-
Alors que l’économie de la Zone euro reste déprimée, il est intéressant de constater, avec l’enquête préliminaire de la Commission sur la confiance des consommateurs pour le mois de juin, que celle-ci continue son rebond, mais à partir du niveau extrêmement bas atteint en avril dernier (le plus bas depuis décembre 2022). On peut s’attendre à ce que ce rebond continue avec l’amoindrissement du choc énergétique à la suite du recul des prix, même si les prix du gaz pourraient descendre plus lentement.
Pour lire l'article dans son intégralité, cliquez ICI.
Pour accéder au site de LBP AM, cliquez ICI.