Les résultats du 11e Baromètre montrent que les Family Offices et les familles qu'ils accompagnent font preuve d'une forte capacité d'adaptation dans un environnement marqué par les risques macroéconomiques, les tensions géopolitiques et les incertitudes politiques et fiscales.

Réalisée auprès de Family Offices représentant 928 familles, dont près de la moitié gèrent plus de 500 M€ d'actifs sous gestion et un tiers plus d'un milliard d'euros, l'étude révèle que, malgré un contexte plus complexe, les investisseurs maintiennent leurs engagements et adaptent leurs stratégies. Plus sélectifs, plus diversifiés et plus exigeants, ils poursuivent leur engagement dans l'économie réelle et leur stratégie de création de valeur de long terme. 

Géopolitique, fiscalité : des préoccupations croissantes 

En 2026, si les facteurs macroéconomiques demeurent les principaux moteurs des décisions d'investissement (88 %), les tensions géopolitiques (73 %) et les incertitudes politiques et fiscales (71 %) s'imposent également comme des déterminants majeurs des stratégies d'allocation. Si 65 % des répondants considèrent encore 2026 comme une année porteuse d'opportunités, la forte progression des préoccupations géopolitiques observée en 2025 (+10 points) témoigne d'une attention croissante portée aux équilibres internationaux et à leurs conséquences sur l'activité économique. 

La multiplication des conflits et l'utilisation croissante des dépendances économiques, technologiques ou énergétiques comme instruments de puissance renforcent cette vigilance. Dans le même temps, le manque de visibilité lié aux incertitudes politiques, fiscales et réglementaires apparaît comme un frein croissant aux décisions d'investissement et au développement des activités.

Pour autant, cette instabilité ne freine pas les investissements. Elle conduit les familles à renforcer leur sélectivité, à privilégier les modèles économiques les plus solides et à rechercher un meilleur équilibre entre création de valeur, diversification et maîtrise des risques. Cette approche s'accompagne d'une volonté affirmée de contribuer à la transformation de l'économie : 70 % des répondants mettent en avant l'investissement dans les entreprises locales, 48 % leur implication dans leur transformation, 26 % le financement de projets innovants et 26 % (+10 points) le soutien à des initiatives philanthropiques. Elle se traduit également par un attachement durable au private equity, qui demeure le principal vecteur d'investissement dans l'économie réelle et la première classe d'actifs des portefeuilles des familles. 

Dans ce contexte, les attentes des Family Offices et des familles qu'ils accompagnent vis-à-vis de leur écosystème se renforcent. La fiscalité devient désormais leur première préoccupation, citée par 44 % des répondants (+17 points), devant l'accès à l'information et les enjeux réglementaires. Cette progression reflète l'inquiétude grandissante des familles face à un environnement fiscal perçu comme de moins en moins lisible et prévisible.

 

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