Les chiffres de croissance des États-Unis semblent décrire une économie en croissance toujours solide, mais masquent la persistance d’importantes fragilités dans certains secteurs d’activité.
Le marché immobilier en offre une illustration particulièrement nette. Les ventes de logements anciens évoluent depuis près de trois ans à des niveaux historiquement faibles . La combinaison de prix immobiliers élevés et de taux hypothécaires toujours contraignants maintient le pouvoir d’achat immobilier des ménages à des niveaux comparables à ceux observés en 2005 -2006 , au sommet de la bulle immobilière, ce qui pèse sur les volumes de transactions.

Analyse
Cette faiblesse des transactions se traduit dans le PIB par une baisse des commissions immobilières . Pour autant, la relation historiquement étroite entre ventes de logements anciens et dépenses d’amélioration de l’habitat ne s’observe plus de nos jours. Par le passé, un ralentissement des transactions immobilières s’accompagnait d’un recul des travaux de rénovation . Aujourd’hui, les ménages semblent au contraire répondre à la paralysie du marché en investissant davantage dans l’amélioration de leur logement existant.
Du côté de la construction neuve, les permis de construire demeurent proches de leur moyenne de long terme. Toutefois, compte tenu d’un taux de vacance toujours faible, un redressement plus marqué de l’activité aurait pu être attendu. Au total, l’investissement résidentiel recule de manière quasi -continue depuis deux ans, à un rythme annualisé d’environ 3%...
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