Ces derniers mois, les tensions géopolitiques ont fortement influencé la vie des marchés financiers. Mais les perspectives économiques des entreprises ne sont pas défavorables. Dans ce contexte, les investisseurs ont tout intérêt à regarder au-delà du « brouillard » actuel : les raisons d’aborder le second semestre avec un optimisme prudent restent nombreuses.
À la fin du mois de mai, dans le nord-ouest de l’Europe, le soleil se lève vers cinq heures et demie. C’est le moment idéal pour une promenade matinale, sur des routes encore calmes et baignées de couleurs éclatantes. Mais près du sol, la réalité est souvent différente : après une nuit fraîche, le brouillard peut s’installer et réduire fortement la visibilité.
Il en va de même pour les marchés financiers. Nous rédigeons ces perspectives de mi-année dans un environnement marqué, jusqu’à présent, par une intensification des tensions géopolitiques.
La guerre avec l’Iran est à l’origine de nombreuses souffrances humaines au Moyen-Orient ces derniers mois et d’une grande incertitude dans le reste du monde. Cette incertitude a laissé son empreinte sur les marchés financiers avec une hausse sensible de la volatilité des cours des actions, un recul des prix des obligations et une augmentation des rendements. Sur les marchés des matières premières, les fluctuations importantes des prix du pétrole se sont particulièrement distinguées. Dans l’ensemble, les prix de l’or noir ont fortement augmenté depuis le déclenchement de la guerre.
Investir, c'est se tourner vers l'avenir
Néanmoins, de nombreux marchés actions se sont nettement redressés après les fortes baisses qui ont suivi le déclenchement du conflit. Ainsi, aux États-Unis, les indices S&P 500 et le Nasdaq ont atteint de nouveaux records historiques. Il n’est donc pas surprenant que de nombreux investisseurs s’interrogent sur la cohérence entre le sentiment de marché et la fragilité de la situation géopolitique.
Il n’est toutefois pas inhabituel que les cours des actions soient en décalage avec les turbulences géopolitiques. Les marchés financiers sont tournés vers l’avenir : ils ne se limitent pas au présent et intègrent déjà les perspectives des mois à venir.
Nous adoptons une approche similaire pour ces perspectives d’investissement du second semestre 2026. Nous essayons, pour ainsi dire, de « voir au travers du brouillard ».
« Le décalage entre les cours boursiers et la situation actuelle n’est pas surprenant. Les marchés financiers se projettent vers l’avenir et intègrent déjà, dans leurs valorisations, les anticipations pour les mois à venir. » Richard de Groot - Responsable des investissements
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