Cette situation fait suite au malaise des investisseurs face aux valorisations élevées des actions américaines, qui sont désormais dominées par les valeurs de la Big Tech, incitant nombre d'entre eux à chercher des opportunités ailleurs. Selon Chris Hart, gérant de portefeuille de Robeco BP Global Premium Equities, plusieurs segments de marché en dehors des États-Unis, en particulier en Europe, offrent une foule d'opportunités.

« La Big Tech américaine est à la fois onéreuse et à forte intensité capitalistique », explique Chris Hart. « Les dépenses d'investissement – en particulier celles liées à l'intelligence artificielle (IA) – ont augmenté de façon spectaculaire pour les grandes entreprises technologiques en un laps de temps relativement court.

Le rendement de ces investissements considérables reste à voir, tout comme la patience des investisseurs qui attendent ce rendement. Toute faiblesse des bénéfices ou de la croissance pourrait se traduire par une revalorisation rapide du segment, comme cela a été le cas en avril 2025. »

Un filet plus large

En tant que société d'investissement de premier plan spécialisée dans le style « Value », Boston Partners utilise une approche éprouvée qui cherche à identifier des entreprises fondamentalement solides qui se négocient à des valorisations attractives et qui bénéficient d'un momentum commercial favorable.

Bien que les valorisations dans de nombreux segments du marché actions américain soient supérieures aux normes historiques, l'équipe de Boston Partners trouve à l'étranger une foule de sociétés de qualité répondant à ses critères, en particulier dans le secteur industriel européen.

« Nous sommes convaincus que le secteur industriel européen est actuellement à la croisée de plusieurs tendances mondiales puissantes, des nouvelles initiatives de dépenses publiques aux changements structurels dans les technologies et les chaînes d'approvisionnement », déclare Chris Hart.

Coup de pouce des dépenses de défense

« Cela est particulièrement vrai dansle segment de l'aérospatiale et de la défense où l'on s'attend à ce que les intentions de dépenses accrues en matière de défense et de développement des infrastructures apportent un soutien considérable. Les dépenses de l'OTAN pour l'Europe et le Canada devraient passer de 1,7 % du PIB en 2022 et de 2,0 % en 2024 à 3,5 % pour les besoins essentiels de défense d'ici 2035.

En outre, une plus grande allocation des dépenses en faveur des équipements fabriqués en Europe devrait contribuer à soutenir les fabricants régionaux et à créer une demande à long terme plus durable sur l'ensemble du continent.

L'annonce par l'Allemagne d'un plan de dépenses de 1 000 milliards d'euros marque un tournant historique par rapport à son conservatisme budgétaire traditionnel et reflète un changement de consensus politique. Des tendances similaires se dessinent au Royaume-Uni et en France, où le soutien bipartisan se coalise autour de l'investissement dans les infrastructures, la défense et les technologies vertes.

Ce tournant dans la politique générale constitue un vent favorable pour les entreprises industrielles en général, étant donné le nouveau soutien financier pour les projets pluriannuels qui nécessitent des biens d'équipement, des services d'ingénierie et des activités liées à la construction. ».

 

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Par Christopher Hart, CFA, Portfolio manager, Boston Partners

 

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