Fondateur du cabinet Remoissenet Patrimoine et président du Cercle France Patrimoine, Philippe Remoissenet juge que la profession à de belles cartes à jouer.

Environnement : La France est-elle réformable ?

Oui.

Parce qu’on a une équipe de personnes au gouvernement comme on n’en a pas eu pendant les 40 dernières années, qui ont les compétences et les moyens nécessaires pour apporter du changement.

Maison : En quoi le Cercle France Patrimoine est-il différent des autres groupements ?

La grosse différence selon moi est que chaque membre est actionnaire de la même façon, avec une même voix, tout en gardant son indépendance. Dans le Cercle France Patrimoine, les décisions sont prises de manière collégiale, il n’y a pas de chef.

Métier : Le nombre de CGP indépendants va-t-il se maintenir ?

Il y a de fortes chances pour qu’il se stabilise. En raison, entre autres, de la réglementation inflationniste mais nécessaire et de la pression sur les marges qu’elle induit, on assiste à des rapprochements.

La tendance peut s’inverser si la profession réussit son virage digital, parce qu’alors on trouvera des gains de productivité.

Perso : Comment est structuré votre portefeuille financier ?

Pour 2 tiers environ en actions. Aussi bien des blue chips comme Total ou Unibail Rodamco, que des midd caps ou du marché libre où j’ai trouvé quelques pépites.

Pour un tiers j’ai en portefeuille des fonds tels que Rouvier Valeurs, Carmignac Investissement, Haas Patrimoine, Mirabaud Swiss Equities… Ainsi que des ETF Lyxor, sur l’Inde par exemple.