LBP AM - Le marché voit le verre quasiment plein
Que retenir de l'actualité de marché du 29 mai 2026 ? Réponses avec le décryptage de Xavier Chapard.
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Le choc énergétique soudain provoqué par le conflit en Iran a assombri les perspectives macroéconomiques. Toutefois, cette flambée de l'inflation s'inscrit dans un cycle inflationniste plus large consécutif à la pandémie, et les investisseurs doivent prendre conscience du fait que le niveau élevé de l'inflation est désormais un phénomène structurel et non plus transitoire. Ce sont les chocs liés à l'offre, et non la demande mondiale, qui alimentent l'inflation, une situation aggravée par les tensions géopolitiques et le manque de leviers budgétaires dont disposent les gouvernements pour y faire face.
La conduite autonome s’impose progressivement comme l’un des champs d’application les plus prometteurs de l’intelligence artificielle. Il ne s’agit plus seulement de véhicules électriques, mais de la convergence entre logiciels, données, capteurs et robotique. C’est précisément à l’intersection de ces technologies que pourraient émerger les prochaines grandes plateformes de croissance, mais aussi de nouvelles opportunités pour les investisseurs.
Ces douze derniers mois, un rééquilibrage progressif s’est dessiné parmi les grands spécialistes de l’allocation d’actifs, à mesure qu’ils réexaminent la diversification régionale de leurs portefeuilles.
Depuis le début de la guerre en Iran, nos anticipations de politiques monétaires sont restées invariablement moins agressives que celles des marchés. Le tableau ci-dessous présente notre scénario actuel comparé aux anticipations implicites des courbes OIS (overnight index swaps). Nous continuons de penser que le potentiel de durcissement des politiques monétaires est limité pour trois raisons.
Les marchés émergents ont abordé 2026 dans une position de force, avec des taux réels plus élevés, des comptes extérieurs plus solides et des cadres de politique économique plus crédibles.
Si le choc pétrolier de mars a déclenché une forte volatilité, l’absence de stress financier généralisé a mis en évidence la résilience de la dette émergente par rapport aux précédents épisodes de crise.
La classe d’actifs continue de bénéficier d’une amélioration des fondamentaux dans de nombreux pays émergents, soutenue par un portage attractif, des taux réels US plus faibles et un dollar plus modéré.
Le positionnement reste constructif mais sélectif : nous privilégions le crédit souverain à haut rendement et certaines opportunités en devises soutenues par le portage et l’amélioration des fondamentaux, tout en restant plus prudents sur les taux locaux, car la hausse des prix du pétrole et les pressions inflationnistes pourraient entraîner des cycles de resserrement monétaire dans certains pays.
Face à l’évolution du marché immobilier, les club deals hôteliers gagnent du terrain auprès des investisseurs privés. Maxime Parpex, président et cofondateur de Wally Invest, explique le fonctionnement de ces opérations ciblées et les perspectives offertes par le segment du small cap hôtelier.
Il y a encore quelques années, le marché secondaire du Private Equity était perçu comme le « cimetière des éléphants » de la finance : un lieu obscur où des investisseurs institutionnels en difficulté venaient brader leurs participations pour obtenir des liquidités d’urgence. Cette époque est révolue. En 2025, ce marché a non seulement brisé son plafond de verre, mais il a totalement changé de nature, s’imposant comme le segment le plus dynamique et innovant de l’investissement non coté.
Avec un volume de transactions record estimé à 226 milliards de dollars en 2025 au niveau mondial[1], le secondaire n’est plus une option tactique, mais une nécessité stratégique. Pour l’investisseur privé, souvent confronté à l’opacité et à l’illiquidité des fonds de capital-investissement traditionnels, cette classe d’actifs offre une promesse séduisante : celle de la maturité immédiate et de la visibilité. Mais attention, l’euphorie ambiante ne doit pas masquer la nécessité d’une sélection rigoureuse. Plongée au cœur d’un marché en pleine ébullition.
La courbe en J décrit l’évolution typique de la performance d’un fonds de Private Equity : négative au départ, puis positive à mesure que les investissements arrivent à maturité.
Ce creux initial provient des appels de capitaux et investissements réalisés avant les premières cessions.
La création de valeur apparaît généralement entre la 4ᵉ et la 6ᵉ année, puis s’accélère lors des sorties.
Une courbe en J bien maîtrisée reflète souvent un déploiement discipliné et une stratégie de croissance efficace.
Le Private Equity est une classe d’actifs de temps long : les performances se jugent sur environ 10 ans, pas sur les premières années.
Après plusieurs années de sous-performance relative, les marchés actions européens semblent entrer dans une nouvelle phase. L’année 2025 a marqué un point d’inflexion, avec un regain d’intérêt pour les actifs européens et une dynamique boursière plus favorable. Ce mouvement ne constitue pas un simple rattrapage cyclique. Il reflète des évolutions structurelles profondes qui redessinent progressivement le paysage économique du continent.
Un environnement macroéconomique plus incertain et plus fragmenté modifie la façon dont les investisseurs envisagent la résilience, la diversification et l'accès au marché. Notre équipe macro et ETF examine les principales forces qui façonnent les marchés, notamment la fragmentation géoéconomique, l'impact de l'IA, l'élargissement de la dispersion des rendements - et montre comment les ETF peuvent être utilisés de manière ciblée au sein des allocations d'actifs.
• En l’absence de percée diplomatique durable, les marchés alternent entre stress et accalmie, au gré des nouvelles sur l’Iran. La forte volatilité des taux reflète les interrogations sur la trajectoire des prix et des banques centrales.
• Malgré des PMI en contraction, la perspective d’un resserrement moins agressif de la BCE soutient les actions européennes, avec une surperformance des valeurs de défense, utilities, télécoms et IT.
• L’activité outre-Atlantique demeure solide, portée par le secteur manufacturier. En revanche, plusieurs segments (industrie, énergie, consommation) sont en retrait et le secteur technologique a connu des prises de bénéfices.
| Fonds | YTD |
|---|---|
| Claresco Innovation | 72,28% |
| BNP PARIBAS ENERGY TRANSITION | 35,63% |
| Echiquier Artificial Intelligence B EUR | 32,42% |
| Axiom European Banks Equity | 3,08% |
| MS INVF US Growth | -2,71% |
| Fonds | 1 mois |
|---|---|
| Claresco Innovation | 17,24% |
| BNP PARIBAS ENERGY TRANSITION | 5,33% |
| Echiquier Artificial Intelligence B EUR | 21,39% |
| Axiom European Banks Equity | 0,14% |
| MS INVF US Growth | 2,85% |
| Fonds | 1 an |
|---|---|
| Claresco Innovation | 83,00% |
| BNP PARIBAS ENERGY TRANSITION | 69,82% |
| Echiquier Artificial Intelligence B EUR | 83,00% |
| Axiom European Banks Equity | 17,66% |
| MS INVF US Growth | 18,47% |
| Fonds | 2 ans |
|---|---|
| Claresco Innovation | 62,15% |
| BNP PARIBAS ENERGY TRANSITION | 35,62% |
| Echiquier Artificial Intelligence B EUR | 35,79% |
| Axiom European Banks Equity | 34,85% |
| MS INVF US Growth | 26,80% |
| Fonds | 3 ans |
|---|---|
| Claresco Innovation | 42,96% |
| BNP PARIBAS ENERGY TRANSITION | 5,31% |
| Echiquier Artificial Intelligence B EUR | 31,33% |
| Axiom European Banks Equity | 40,50% |
| MS INVF US Growth | 20,11% |