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La croissance mondiale restera inchangée à 3%, toujours soutenue par l’investissement en IA, les dépenses de sécurité nationale et les largesses budgétaires.
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Cette croissance faible et inégale entretient les pressions populistes et pousse les gouvernements davantage sur la voie du laxisme budgétaire, avec la complicité de banques centrales contraintes par leur mandat de stabilité financière.
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États-Unis : relance tous azimuts (fiscale, monétaire, dérégulation bancaire) par un Trump aux abois à l’approche des mid-terms.
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Zone euro : réaccélération grâce au plan Merz et à l’absence d’ajustement en France. BCE toujours attentiste face à la lenteur de la désinflation – sauf emballement du marché des OAT.
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Chine : le 15e plan quinquennal réaffirme la priorité à l’économie de guerre. Néanmoins, un nouveau stimulus budgétaire est indispensable pour maintenir la croissance à 4%. Un excédent commercial géant permet de monétiser les déficits sans fragiliser la devise.
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Japon : nous nous attendons à ce que la relance Takaichi et les pressions politiques sur la banque centrale forment un cocktail détonnant pour l’obligataire nippon. Les marchés forceront un virage abrupt de politique, menaçant au passage un débouclement désordonné des positions de portage en yen.