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Zone Euro : Une reprise fragilisée par le choc énergétique (p.2).
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Etats-Unis : L'économie ne montre pas encore de signe de rupture (p.3).
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Chine : Une conjoncture bien orientée sur le début d'année (p.4).
Zone Euro
Une reprise fragilisée par le choc énergétique
Les données publiées depuis le début du conflit au Moyen -Orient montrent que le choc énergétique commence à se diffuser dans l’économie . Un premier impact est visible dans les prix à la consommation de mars qui progressent de 0,7% sur le mois, soit la plus forte hausse mensuelle depuis octobre 2022 . Pour le moment, la hausse des prix est circonscrite à l’énergie, tandis que les autres prix ne progressant que de 0,1% .
La hausse des prix à la pompe pèse toutefois lourdement sur le moral des consommateurs . L’indice de confiance des consommateurs de la Commission européenne a de nouveau chuté en avril pour revenir sur des niveaux observés au début de la pandémie, ce qui n’est pas de bon augure pour la consommation, qui constituait jusqu’alors le principal moteur de la reprise européenne . Les entreprises indiquent déjà un net ralentissement de leur activité . Le PMI composite préliminaire de la zone euro a décroché en avril pour s’établir à 48,6, un niveau cohérent avec une stagnation de l’activité . La baisse provient exclusivement du PMI des services, alors que le PMI manufacturier est au plus haut depuis près de quatre ans . Cette résistance de l’activité industrielle n’est toutefois pas très rassurante dans la mesure où elle reflète en grande partie les achats anticipés des entreprises, le choc d’offre faisant craindre des hausses de prix et d’éventuelles perturbations dans les chaînes d’approvisionnement . Un contrecoup est probable.
La nature stagflationniste du choc énergétique place la BCE dans une position délicate . Pour l’instant, les marchés se sont surtout focalisés sur les risques inflationnistes, avec deux hausses de taux directeurs attendues d’ici à la fin de l’année . La question reste ouverte, mais la dégradation de l’activité et l’absence d’effets de second tour sur l’inflation plaident pour un statu quo lors de la prochaine réunion du mois d’avril.
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