La correction récente du métal jaune a été à la fois brutale et un peu contre-intuitive car elle s’est produite dans un environnement qui, en apparence, aurait dû être favorable à l’or : tensions géopolitiques élevées, regain d’inquiétudes inflationnistes et rôle traditionnel de l’or comme valeur refuge.
L’épisode rappelle que l’or n’est pas une couverture contractuelle : son prix ne monte que lorsque l’afflux d’acheteurs supplémentaires dépasse celui des vendeurs. En mars, les besoins de liquidité et les mouvements de désendettement ont fait pencher la balance en faveur de ces derniers. L’or a semblé surréagir à la hausse des taux réels américains, eux-mêmes influencés par le contexte et par la remontée des anticipations d’inflation. Si la hausse des taux réels et l’appréciation du dollar ont contribué à la baisse, ils ne suffisent néanmoins pas à expliquer l’ampleur du mouvement. D’autres facteurs, essentiellement techniques et liés au positionnement des investisseurs, ont amplifié la correction avant que le rôle de l'or en tant que valeur refuge, source de protection contre l'inflation et actif de réserve pour les Banques Centrales ne redevienne porteur.
Retrouvez l'analyse de Christrophe Foliot, Gérant Actions Internationales ainsi que de Yoan Beckaert, Expert géologue, sur les dynamiques autour des sociétés minières aurifères.
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Achevé de rédiger en avril 2026.
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