Points clés :
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La performance de l’or post-Covid est due au déséquilibre budgétaire et les politiques monétaires accommodantes.
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La consolidation récente s’explique par la hausse des taux réels,pardes politiques monétaires plus restrictives et par les tensions géopolitiques.
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Les fondamentaux restent solides à moyen terme, portés notamment par les achats des banques centrales (phénomène de "dédollarisation") et les scénarios macro-économiques.
Charlotte PEURON, Gérante de fonds spécialisée sur les métaux précieux chez Crédit Mutuel AML’or corrige dans une tendance de long terme
L’or, souvent considéré comme une « monnaie », a bénéficié, depuis la crise du COVID, de déficits budgétaires importants dans les économies développées. Des politiques budgétaires très accommodantes ont accru les émissions de dette, affaiblissant les devises émettrices et renforçant la valeur relative de l’or (USD, EUR, etc.). Après plusieurs années de bonnes performances, l’or est entré, depuis la guerre en Iran et la « Bataille du détroit d’Ormuz », dans une phase de consolidation.
Une phase de consolidation en cours de réalisation
Plusieurs facteurs expliquent ce mouvement :
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L'or a participé comme souvent, au "sell-off" des marchés au début du conflit.
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Certaines banques centrales ont profité des niveaux très élevés des prix pour vendre une partie de leurs réserves afin de financer certaines dépenses ; l'or demeure donc une valeur de réserve.
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Les investisseurs de court terme ont également pris des profits via la vente d'ETF Or en mars.
Aujourd’hui, l’or évolue davantage en fonction de l’évolution des taux réels et des politiques monétaires plutôt que des risques géopolitiques. Le choc d’offre sur le pétrole et les conséquences économiques et inflationnistes potentielles ont anéanti tout espoir de poursuite de la baisse des taux de la part de la Fed, ce qui pèse également sur les prix des métaux précieux. Compte tenu de l’environnement actuel, cette volatilité devrait perdurer tant que ces incertitudes ne seront pas levées.
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