Depuis 2021, les banques européennes ont connu une très bonne performance. Malgré cette surperformance notable, la valorisation relative des banques européennes par rapport à leurs homologues américaines demeure en ligne avec sa moyenne sur dix ans.
• Cette surperformance s’explique par la remontée structurelle de leur profitabilité depuis 2021, des flux acheteurs en provenance d’investisseurs internationaux désireux de s’exposer au marché européen, l’augmentation de la rémunération des actionnaires après la levée des interdictions des régulateurs post-Covid et l’augmentation de la génération de trésorerie par les banques, la pentification de la courbe des taux qui a permis de doper la marge nette d’intérêt des banques et une amélioration de la qualité des actifs au bilan des banques.
• La dynamique positive sur les banques européennes devrait se poursuivre, grâce à plusieurs catalyseurs : (1) La poursuite de l’expansion des Revenus Nets d’Intérêts (RNI) de par la pentification de la courbe des taux ; (2) des revenus hors-RNI dopés par les commissions générées par la banque d’investissement ; (3) les activités de banque privée et de gestion de fortune continuant à profiter de la performance des marchés financiers ; (4) les gains en efficience des banques ; (5) le retour de la consolidation après l’offre publique d’achat (OPA) du géant italien UniCredit sur Commerzbank et la nécessité pour les banques européennes d’atteindre des tailles suffisantes pour financer les programmes européens ; et (6) la polarisation des banques sur l’amélioration de leur rentabilité, qui devrait doper leur valorisation.
• Nous privilégions au niveau actions :
o Des banques ayant un mix de revenus diversifié entre RNI et commissions ;
o Au sein des commissions, des banques ayant un chiffre d’affaires orienté vers la banque d’affaires et la gestion de patrimoine ou d’actifs, à plus forte marge ;
o Des banques ayant une valorisation attractive et un rendement élevé pour les actionnaires ;
o Des banques ayant des perspectives de croissance des bénéfices par action (BPA).
• Au niveau obligataire, en dépit de l’amélioration notable des fondamentaux du secteur, les obligations du secteur bancaire continuent de se traiter avec des écarts de rendement (ou spreads) importants, qui s’expliquent par plusieurs facteurs techniques, mais qui représentent une opportunité pour les allocations obligataires.
D’ailleurs, les obligations bancaires ont surperformé depuis 2022, preuve que de nombreux investisseurs s’intéressent à elles malgré leur spread plus élevé. Ce mouvement devrait se poursuivre, mais nous recommandons de rester sélectif.
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